::
vendredi, le 13 juillet 2007
Cette
année, un ingénieur nucléaire
iranien, basé à l’usine de transformation
d’uranium d’Isfahan, est décédé
par contamination. L’information a été
fournie à l’excellente revue New
Scientist par Najmedin Meshkati. Celui-ci
est un expert en sécurité nucléaire,
Américain d’origine iranienne, travaillant
à l’Université de Southern California.
Meshkati a étudié les trois catastrophes
de Three Miles Island en 1979, de Bhopal en 1984
et de Tchernobyl en 1986. Ce qui inquiète
Meshkati, dans le cas d’Isfahan et des centrales
iraniennes en général, c’est
la combinaison, d’amateurisme iranien et de
technologie russe peu sécurisée.
En
clair, l’Iran, en matière nucléaire,
est à la merci des Russes. L’Iran n’est
pas en mesure de recruter des experts occidentaux
qualifiés, pour mener des analyses de sécurité
et des contrôles de qualité. L’Iran
a confié aux Russes la construction et le
contrôle du réacteur nucléaire
de Bushehr. Un accident nucléaire, à
la centrale de Bushehr, située sur le Golfe
persique ; ou un accident dans les autres centrales
iraniennes d’enrichissement d’uranium,
contaminerait, l’Arabie saoudite, le Koweït,
Dubaï et le reste du Golfe, selon l’expert
Najmedin Meshkati.
Certes,
les autorités iraniennes, prétendent,
qu’il s’agit de centrales nucléaires
à usage civil (civil ou militaire, le nucléaire
mal contrôlé est dangereux dans les
deux cas). Quoi qu’il en soit, ces mêmes
autorités iraniennes n’ont pas, depuis
des années, une attitude transparente vis-à-vis
des inspecteurs de l’Agence Internationale
de l’Energie Atomique (AIEA), une filiale
de l’ONU. Ces mêmes autorités
continuent d’enrichir de l’uranium,
contrevenant ainsi aux résolutions du Conseil
de Sécurité de l’ONU. Dans ce
contexte, le sinistre « Il faut rayer Israël
de la carte », proclamé et répété
par le président iranien Ahmadinejad, conserve
évidemment une tournure particulièrement
alarmante, pour ne pas dire, justement, nucléaire
et génocidaire.
L’Iran,
par son attitude vis-à-vis de l’AIEA
et de l’ONU, se prive, des analyses de sécurité
et des contrôles de qualité, que seuls
des experts occidentaux sont en mesure de fournir.
C’est à se demander, si le gouvernement
de Téhéran, ne fait pas tout, pour
augmenter, le risque, de voir les USA ou Israël,
neutraliser, les centrales iraniennes d’enrichissement
d’uranium, à l’aide de moyens
militaires. La pénétration militaire
de l’Iran au Liban, en Irak et à Gaza,
elle aussi, ressemble, à autant d’actes
de provocation qui, à terme, peuvent pousser,
les USA ou Israël, à en finir une fois
pour toutes, avec l’Iran nucléarisé,
ses mollahs intégristes et son président
génocidaire.